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La culture islandaise

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L'islandais est une langue à la fois ancienne et moderne

L’islandais est, en gros, la langue que parlaient les Norrois au Moyen-Âge dans les pays nordiques ainsi que dans des régions délimitées d’Angleterre, d’Irlande, d’Écosse (avec les Shetland, les Orcades et les Hébrides), en quelque partie de France, de Russie et plus au sud, jusqu’à Constantinople – sans oublier que l’islandais était la langue de Leifur Eiríksson, qui est allé en Amérique vers l’an 1000.

Deux exemples de texte en islandais
c'est la même langue !

Gunnar reið til búðar Rangæinga og var þar með frændum sínum. Margur maður fór að finna Gunnar og spyrja hann tíðinda. Hann var við alla menn léttur og kátur og sagði öllum slíkt er vildu. (Saga de Njáll, 13e siècle.) (Gunnar se rendit à cheval au camp des hommes de Rangárvellir et y séjourna avec ses cousins. Maint homme vint le trouver pour lui demander des nouvelles. Il se montra gai et enjoué à l’égard de tous et leur dit ce qu’ils voulaient savoir.) Brotist var inn í heimahús í Jakaseli í fyrradag. Lögreglan segir að þjófarnir hafi haft á brott með sér skartgripi, myndbandstæki, fartölvu, farsíma, debetkort og fleira. Málið er í rannsókn. (Nouvelle dans un journal, 2001.) (Une maison de Jakasel a été cambriolée avant-hier. La police dit que les voleurs ont emporté des bijoux, un appareil vidéo, un ordinateur de voyage, un portable, une carte de débit etc. L’enquête est en cours.)

Les Islandais d’aujourd’hui n’ont pas de difficultés à lire ni à comprendre des textes islandais anciens. Il est exceptionnel qu’une langue se maintienne si longtemps avec si peu de changements. De fait, la prononciation a évolué notablement, surtout en ce qui concerne les voyelles (aux 12e-16e siècles) 13 mais cela n’a guère affecté la langue écrite. La syntaxe et le système des déclinaisons ont relativement peu changé. Une foule d’expressions, de tournures et de répliques tirées de la littérature ancienne sont toujours bien vivantes dans la langue de tous les jours.

L’expression koma einhverjum í opna skjöldu («prendre quelqu’un au dépourvu») est tirée de l’art de la guerre et signifie en propre: «surprendre quelqu’un par derrière ou de côté», c.à d. à l’endroit qui n’est pas protégé par le bouclier, les mots opinn skjöldur désignant la «face concave du bouclier».