La culture islandaise
Halldór Laxness
Laxness passe son enfance dans la ferme de son père dans la localité de Laxnes, dont il tirera plus tard son nom de plume. Il publie à dix-sept son premier roman, L'enfant et la Nature. Il effectue de nombreux voyages à travers l'Europe (Scandinavie, Allemagne, France, Angleterre, Italie...) Il se convertit au catholicisme en 1923 et ajouta à son nom le prénom de Kiljan en l'honneur du saint irlandais. Il étudie la théologie en Italie puis au monastère de Clairvaux. Ses lectures du surréalisme et de Proust influencent Le grand tisserand du Cachemire (1927), son premier roman important.
Il voyage ensuite aux États-Unis et au Canada, et se lie d'amitié avec le romancier Upton Sinclair. Il abandonne alors le catholicisme et embrasse les thèses du communisme. En 1930 il retourne en Islande et se marie. Il publie Gens Indépendants (1934) et Salka Valka (1932), dans lesquels transparaissent ses préoccupations sociales. Il publie des vastes romans d'inspiration historique qui sont considérés comme ses chefs-d'œuvre: Lumière du monde (1934), puis La cloche d'islande (1943). Laxness divorce en 1936 et se remarie en 1945 avec une jeune femme de 21 ans. Au cours de ses voyages en URSS, Laxness prit conscience des erreurs du stalinisme et se détourna du communisme. Le paradis retrouvé (1960) évoque à nouveau avec tendresse et ironie la difficile recherche de la spiritualité. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il est placé en maison de retraite en 1995 et meurt en 1998.
Son œuvre comprend plus de 60 ouvrages, romans, nouvelles, récits, et pièces de théâtre. Mais il fut également journaliste et traducteur, notamment de Voltaire, Hemingway ou Lao-Tseu. Outre le prix Nobel, il reçut de nombreux prix dont le prix international de la paix en 1952.
A lire
Titre : La cloche d'islande
Date de publication : 12/1998
Prix : 9,30 €
Synopsis : Un texte truculent et varié, nourri de la tradition épique, dans lequel alternent les épisodes les plus burlesques et les plus tragiques. Les trois protagonistes incarnent l'âme d'un peuple, celui de l'Islande du XVIIIe siècle.

